Du comptoir au cabinet : de l'urgence du médicament au temps de l'écoute
Préparateur en pharmacie, c’est un métier de passion, de science, et de rigueur.
C'est une mission de santé publique essentielle, surtout aujourd'hui où l'accès au soin est parfois source d'inquiétude.
L'officine est tantôt le lieu de l'urgence et de la réponse immédiate ; tantôt celui de la confidence quand un patient à besoin de parler.
Au fil des années, j'ai ressenti le besoin d'aller plus loin que le cadre de la délivrance pour vous écouter davantage.
Je connais l'importance vitale de votre traitement. Mais je vous ai vu revenir avec les mêmes douleurs, le même stress chronique. Je sentais que pour ces maux-là, la réponse chimique — bien qu'indispensable — ne suffisait pas : il fallait aussi écouter l'histoire derrière le symptôme.
J'ai souvent ressenti ce tiraillement :
D'un côté, mon envie profonde de vous écouter, de comprendre l'origine de votre stress ou de votre douleur.
De l'autre, le flux du comptoir qui oblige souvent à privilégier une réponse standardisée et mécanique, là où la situation nécessiterait une écoute profonde.
C'est cette volonté de comprendre l’humain qui m’a poussé à obtenir une licence universitaire de psychologie, en parallèle de ma carrière en pharmacie. Ce double cursus m’a permis de décrypter les mécanismes du mental et de saisir ce qui se joue en nous lorsque nos actions ne sont plus alignées avec nos valeurs profondes.
Par la suite, la sophrologie clinique s'est imposée comme l'outil concret pour agir.
Je n'ai pas abandonné ma rigueur scientifique ni ma connaissance des traitements. Je les ai simplement déplacées dans un espace où le temps n'est plus un ennemi, mais un allié thérapeutique. Je n'ai pas quitté le soin, j'ai changé d'échelle de temps.
Je sentais que je passais à côté de l'essentiel : Vous.
Prenez le temps de vous prioriser.